Rencontre avec la communauté de communes du Séronais : « manger local au quotidien dans 6 écoles »

La Communauté de communes du Séronais compte six écoles sur son territoire. Cela représente 50 000 repas par an (300 repas/jours). Une cuisine centrale qui sert chacune des six cantines a été mise en place. Cette cuisine a initié une démarche pour améliorer la qualité de l’alimentation, démarche qui, aujourd’hui, a su trouver son rythme de croisière et satisfaire les personnes et usagers concernés ...

Quels sont les objectifs que vous poursuivez en menant cette action ?

« La motivation principale de départ fut d’améliorer la qualité des repas servis aux enfants du territoire. Notre choix s’est porté sur des produits bio, des produits fermiers et des produits frais issus de productions de proximité et notamment de petites tailles. »

Comment cette action s’est-elle mise en place ?

« Nous avons mis en place un groupe de réflexion composé de parents d’élèves, de cuisiniers, d’agriculteurs, d’élus et de personnes chargées du service pour définir notre projet commun. A partir de là, le fonctionnement de l’approvisionnement à évolué vers le local. Le fait d’avoir construit une cuisine centrale a permis de le maîtriser entièrement et de pousser la démarche autant que possible.
Nous travaillons en priorité avec les producteurs de la communauté de communes, une vingtaine avec qui une communication étroite s’est construite progressivement.Des échanges réguliers, l’aide du CIVAM bio de l‘Ariège et le recrutement d’une personne supplémentaire chargée de la préparation des produits nous permettent aujourd’hui de proposer 2 repas bio (pas uniquement local) et 2 repas locaux par semaine. L’approvisionnement de proximité représente 60 % de notre dépense annuelle.
Cela concerne 100 % de la viande, les fruits d’hiver (pommes, poires), le pain, la presque totalité des fromages et les légumes de saison. »

Avez-vous rencontré des problèmes particuliers ?

« Rien de particulier, tout le monde est satisfait. Le seul point sur lequel nous devons être attentif est le surcoût occasionné par l’achat de denrées auprès de petits producteurs. La collectivité supporte cette différence et tente de la réduire en travaillant sur la conception de menu ou en adaptant au plus juste les quantités servies pour éviter le gaspillage. Par exemple, notre chef cuisinier a suivi une formation pour réaliser des repas sans viande occasionnellement.»

Qu’est-ce qui vous soutient dans votre démarche ou que vous retenez de particulièrement positif ?

« Le professionnalisme et la motivation de nos cuisiniers est très certainement un facteur important de réussite. »

Contacts :
M. MICAS
Tél : 05 61 64 51 25
mail : comcomseronais@wanadoo.fr
Site : http://www.pyrenees-seronais.com/

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